France Info - Mirhossein Moussavi rencontre le réformateur Mehdi Karoubi. C’était en octobre dernier

Mirhossein Moussavi rencontre le réformateur Mehdi Karoubi. C'était en octobre dernier
© REUTERS

  • fermer
  •  

Veuillez vous identifier

Destinataires

 

Votre message



Iran : le principal opposant prêt à mourir en martyr

France Info - 1 janvier 2010

Dans un communiqué quelque peu grandiloquent, Mir Hossein Moussavi persiste et signe dans son opposition au régime iranien. Se disant donc prêt à mourir pour ses idées. "Arrêter Moussavi, ou le tuer (...) ne calmera pas la situation. Je n’ai pas peur de mourir pour défendre les aspirations du peuple", écrit-il sur son site Internet.

Pas de trêve en Iran - la nouvelle année n’y est qu’une pure construction de l’esprit... Dans un pays où manifestations et contre-manifestations se succèdent depuis l’élection présidentielle de juin dernier, l’opposition peine à faire entendre sa voix.
Celle de Mir Hossein Moussavi risque en tout cas de résonner longtemps... Car le principal chef de l’opposition a frappé fort. Sur son site Internet, Kaleme.org, il se dit prêt à mourir pour ses idées.

Je ne refuse pas l’idée de devenir un martyr comme ceux qui ont fait ce sacrifice après l’élection pour obtenir satisfaction de leurs demandes nationales et religieuses”. En clair, “arrêter Moussavi, ou le tuer, arrêter ou tuer (Mehdi) Karoubi (un autre opposant, NDLR) ne calmera pas la situation. Je n’ai pas peur de mourir pour défendre les aspirations du peuple.
Voilà pour la réponse du berger à la bergère... Les autorités iraniennes n’ont-elles pas, cette semaine, affirmé que les dirigeants de l’opposition étaient des ennemis de Dieu qui méritaient la mort ?

Moussavi, le principal opposant iranien, se dit prêt à mourir en martyr. A Téhéran, le précisions de Siavosh Ghazi.  (0'52")
 

Au-delà, Moussavi lance un appel solennel au président Ahmadinejad, pour qu’il mette fin à la répression et permette au pays de sortir de la grave crise qu’il traverse. “Je dis clairement que tant qu’il n’y aura pas de reconnaissance qu’une crise grave existe dans le pays, il n’y aura pas de possibilité de sortir des problèmes.”.
Et de demander “un gouvernement honnête et clément qui considère les opinions et votes divers du peuple comme un chance et non comme une menace”.



Derniers articles Moyen-orient

Consultez tous nos web reportages

Podcast

RSS