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Iran : la visite de l’ambassadeur de France à Clotilde Reiss

France Info - 9 juillet 2009

L’ambassadeur de France à Téhéran, Bernard Poletti, a rencontré la Française détenue en Iran depuis le 1er juillet pour espionnage.

L’entrevue à la prison d’Evine à Téhéran a duré une quarantaine de minutes. "Physiquement, elle était en bonne condition, mais elle était préoccupée par ce qui va se passer par la suite", indique-t-on au Quai d’Orsay.

C’est la première rencontre entre le diplomate français et Clotilde Reiss, 23 ans. Cette lectrice en français de l’université d’Ispahan (centre) a été arrêtée par les autorités iraniennes "pour être interrogée après les récents troubles" qui ont suivi la réélection contestée de Mahmoud Ahmadinejad à la présidentielle du 12 juin.

Selon un responsable diplomatique de Téhéran, le ministre des Affaires étrangères iranien Manouchehr "Mottaki a parlé de cette question avec son homologue français Bernard Kouchner (...) et lui a dit que le ministère des Affaires étrangères tenterait d’avoir une influence positive dans cette affaire".

Ecoutez Bernard Kouchner... Il répond à Mireille Lemaresquier  (1'27")
 

Accusée d’espionnage, il est notamment reproché à Clotilde Reiss d’avoir photographié les manifestations de l’opposition à Ispahan avec son téléphone portable. La jeune universitaire, qui a étudié le farsi et s’est rendue en Iran à plusieurs reprises, a été arrêtée le 1er juillet à l’aéroport de Téhéran alors qu’elle rentrait en France, via Beyrouth, après un séjour de cinq mois en Iran.

Sa famille la décrit comme apolitique : "Elle ne peut pas être considérée comme militante". A fortiro, pas non plus comme une "espionne". Les autorités françaises ont d’ailleurs qualifié les accusations lancées contre la jeune fille par Téhéran de "hautement fantaisistes".

Le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner a admis que l’arrestation de Clotilde Reiss était "sans aucun doute" un signe de tension entre la France et l’Iran. Hier, le président français Nicolas Sarkozy avait déclaré que la jeune femme devait être libérée "sur le champ" et que le G8 dénonçait les "méthodes de chantage" de Téhéran.



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