France Info -  Appel à la grève nationale le 10 février 2010 devant une banque grecque à Athènes.

Appel à la grève nationale le 10 février 2010 devant une banque grecque à Athènes.
© REUTERS / Yiorgos Karahalis.

  • fermer
  •  

Veuillez vous identifier

Destinataires

 

Votre message



Grèce : grève générale des fonctionnaires

France Info - 10 février 2010

Face au plan de crise du gouvernement, les syndicats grecs appellent à une grève générale de 24 heures aujourd’hui. Le Premier ministre grec veut, entre autres, geler le salaire des fonctionnaires, et reculer l’âge de la retraite. Les syndicats refusent de faire les frais de cette cure d’austérité et parlent de "sacrifices injustes et inefficaces". Pendant ce temps, l’Europe s’apprêterait à secourir la Grèce.

Gel total des salaires des fonctionnaires, augmentation de l’âge du départ à la retraite et hausse des taxes sur les carburants. Les premières mesures du plan d’austérité destiné à réduire le déficit de la Grèce ont reçu le soutien de l’Union Européenne mais provoquent la colère des syndicats grecs.

Les fonctionnaires grecs en grève générale - reportage de Sarah Ghibaudo  (1'50")
 

L’Adedy, le syndicat des fonctionnaires grecs, appelle donc tous ses adhérents à une grève nationale de 24 heures aujourd’hui. Pour Spyros Papaspyros, le secrétaire général de l’Adedy, "les sacrifices […] demandés sont non seulement injustes mais n’apporteront pas de résultats".

Pour, l’Adedy et ses 300 000 membres revendiqués, la fraude fiscale et le non paiement des cotisations sociales de la part du secteur privé sont responsables des déboires budgétaires de la Grèce. De plus, toujours selon les syndicats, les coupes salariales prévues entraîneraient une chute de 5 à 20% des revenus des fonctionnaires.

Un message fort pour le gouvernement

La Fédération, influente dans un pays qui compte plus de 700.000 employés dans le secteur public, a aussi appelé à un rassemblement dans le centre d’Athènes ce mercredi. "Nous attendons une présence dynamique (...) avec cette grève, les travailleurs peuvent envoyer un message fort" espère Spyros Papaspyros.

Yota, une jeune enseignante, résume le paradoxe grec :  des mesures difficiles plutôt soutenues par la population qui se sent au pied du mur.  (0'36")
 

La grève d’aujourd’hui constitue la première riposte de l’Adedy contre ses mesures gouvernementales, mais sans doute pas la dernière.

Plus de précisions sur les détails de ce plan d’assainissement des finances publiques sont attendues dans la semaine. Grâce à ce plan, le gouvernement socialiste de George Papandreou, le Premier ministre grec, espère respecter la promesse faite à Bruxelles. Athènes s’est engagé à ramener son déficit budgétaire de 12,7% du produit intérieur brut en 2009 à moins de 3% d’ici 2012.

Georges Papaconstantinou, ministre des Finances, en appelle au patriotisme  (1'41")
 

Le syndicat grec de la fonction publique, Adedy, n’exclut pas de nouvelles actions dans les semaines à venir s’il juge les mesures gouvernementales trop sévères. Enfin, l’Adedy envisage aussi de se joindre à la grève nationale des employés du secteur privé à l’appel du syndicat GSEE le 24 février prochain. Les deux syndicats représentent à eux deux environ la moitié des cinq millions des salariés grecs.

L’Allemagne à la rescousse ?

Face à la situation en Grèce, l’Allemagne envisagerait d’offrir des garanties de prêts à Athènes, ainsi qu’à d’autres pays européens confrontés à des difficultés financières, selon le Wall Street journal. Le ministre des Finances allemand en aurait discuté avec le gouverneur de la BCE, Jean-Claude Trichet.
D’après une source gouvernementale allemande, les gouvernements européens avaient conclu un accord de principe pour soutenir la Grèce, avec plusieurs options envisagées, dont une aide bilatérale.

Virginie Salanson avec agences


Derniers articles Europe

Consultez tous nos web reportages

Podcast

RSS


France Info - separateur France Info - filet
evenements

France Info - separateur
Vos chroniques Monde
Vos dossiers Monde