Des nappes d'hydorcarbures étalées sur 20 km dans l'Atlantique.
© REUTERS
Vol AF 447 : nouvelles hypothèses pendant les recherches
France Info - 4 juin 2009Une nappe qui pourrait être du kérosène de l’Airbus disparu a été repérée par un avion brésilien. Le ministre de la défense brésilien en conclut que l’avion n’a pas explosé, ce qui exclurait un attentat. Airbus de son côté, semble privilégier l’hypothèse d’une vitesse trop basse et devrait publier une recommandation aux pilotes d’A330 sur cette question.
Avec la montée en puissance du dispositif de recherches sur place, de plus en plus de débris sont retrouvés. Douze avions et plusieurs navires sont sur zone ou en route pour continuer à les localiser ou commencer à les récupérer, alors qu’ils sont dispersés sur une distance de 300km.
Un avion brésilien a repéré hier une pièce de 7 mètres de longueur, à ce jour le plus gros débris présumé de l’avion. Aucun corps n’a été retrouvé.
| A Rio, les précisions d’Annie Gasnier. (0'49") | |
La question d’une explosion divise
Un autre appareil brésilien a lui aperçu des nappes d’hydrocarbures, étalées sur environ 20 km, en pleine zone de recherches. Il pourrait s’agir d’une partie du kérosène de l’Airbus d’Air France disparu.
Cette découverte conduit le ministre de la Défense brésilien, Nelson Jobim, à exclure une explosion en vol de l’avion, assortie d’une combustion instantanée, comme cela se produit lors de l’explosion d’une bombe. Ce qui couperait court aux spéculations sur un attentat : “La présence de nappes de carburant devrait exclure la possibilité d’un incendie, d’une explosion. Si nous avons des nappes de carburant, c’est qu’il n’a pas brûlé ”, explique le ministre.
Air France a révélé hier qu’une fausse alerte à la bombe avait retardé un vol partant de Buenos Aires (Argentine), quatre jours avant la catastrophe du Rio-Paris. Mais la compagnie, souligne que rien ne permet de lier les deux évènements et que ces alertes à la bombe sont courantes.
Les services de police français, qui ont épluché la liste des passagers, ont également conclu que s’il fallait continuer à faire des vérifications, la piste de l’attentat était improbable.
Pourtant, selon une source proche de l’enquête française, citée par le Figaro, la dispersion des restes de l’appareil plaiderait en faveur d’une désintégration en vol. Mais le Bureau d’enquêtes et d’analyse (BEA) vient modérer cette interprétation, rappelant que le mauvais temps et les courants marins peuvent avoir éloigné les débris de l’épave de l’Airbus.
Un témoignage révélé ce matin par le quotidien espagnol El Mundo repose toutefois la question d’une explosion. Un pilote espagnol de la compagnie Air Comet affirme avoir vu un éclat suspect dans la zone supposée du crash, dans la nuit de dimanche à lundi. Il a transmis un rapport à Air France, à Airbus et aux autorités de l’aviation civile espagnole : “soudain, nous avons observé au loin un éclat fort et intense de lumière blanche, qui a suivi une trajectoire descendante et verticale et qui s’est dissipée en six secondes”. Le copilote et une passagère affirment avoir vu le même éclat. Ce témoignage reste cependant à vérifier.
| De Madrid, les précisions de Marie-Hélène Ballestero (1'08") | |
Une recommandation en préparation chez Airbus ?
Le constructeur, Airbus, semble privilégier l’hypothèse d’un problème avec la vitesse de l’appareil. Selon le quotidien Le Monde, citant une source proche de l’enquête, l’avion volait à une vitesse “erronée” au moment de la catastrophe. En conséquence, le constructeur, Airbus, serait sur le point d’éditer une recommandation à l’intention des pilotes d’A330. La note, après validation par le Bureau d’enquêtes et d’analyses (BEA), devrait rappeler “qu’en cas de conditions météorologiques difficiles, les équipages doivent conserver la poussée des réacteurs et l’assiette correctes pour garder l’avion en ligne”.
L’équipage aurait-il trop réduit la vitesse de l’avion en entrant en zone de turbulences ? Le but de la manœuvre est de réduire les effets de ces turbulences. Mais si la vitesse est trop faible, l’avion risque de décrocher (l’air ne le porte plus car il avance trop lentement). Et en pleines turbulences, il devient alors difficile de le redresser. Reste à savoir si cette hypothèse s’accorde avec la succession des messages envoyés par l’avion.
Ni Airbus, ni le BEA n’ont souhaité faire de commentaire. Une source proche du constructeur précise toutefois que “chaque fois qu’il y a un accident, il est impératif pour le constructeur d’informer tous les utilisateurs du type d’appareil concerné d’éventuelles procédures spécifiques à mettre en œuvre ou d’éventuels contrôles à faire sur les appareils”.
-
-
Les débris repérés dans l’océan proviennent de l’appareil d’Air France
-
L’hommage aux victimes à Notre-Dame
-
Vol AF 447 : les recherches continuent, les enquêtes commencent
-
Les derniers messages de l’avion publiés dans la presse brésilienne
-
Derniers articles Ameriques
8 février 2010- Actualités Le médecin de Michael Jackson inculpé pour homicide involontaire
8 février 2010- Actualités Une femme à la tête du Costa Rica, la "Suisse d’Amérique centrale"
8 février 2010- Actualités Deux nouveaux équipements européens en route pour l’ISS
7 février 2010- Actualités Explosion dans une centrale électrique aux Etats-Unis
7 février 2010- Actualités Handicap trop cher : une famille française se bat pour rester au Canada
6 février 2010- Actualités L’est des Etats-Unis paralysé par la neige
6 février 2010- Actualités Washington menacée par une "Snowpocalypse"
4 février 2010- Actualités Le médecin de Michael Jackson va se rendre
4 février 2010- Chronique (Les choix de France Info) Interview exclusive de Florence Cassez
4 février 2010- Actualités Un avion pour la Chine affrété pour... un panda
3 février 2010- Chronique (Un monde d’infos) Le hockey est trop violent
2 février 2010- Chronique (On dit que...) ... Vancouver manque de neige pour les JO
2 février 2010- Chronique (Débats : Duel du jour) Obama sacrifie la Lune sur l’autel de l’austérité économique
1er février 2010- Chronique (Un monde d’infos) Okinawa s’oppose aux Américains
1er février 2010- Chronique (Tout info, tout éco) Rappels automobiles : Toyota, les limites d’un modèle
ouvrir
France Info




