Ségolène Royal et Vincent Peillon souriant côte à côte (ici en septembre 2008) : voilà qui risque de ne pas se reproduire de sitôt...
© REUTERS / Charles Platiau
Ségolène Royal veut écarter Vincent Peillon
France Info - 17 novembre 2009Décidément, rien ne va plus entre la présidente de la région Poitou-Charentes et son ancien lieutenant. Ségolène Royal a décidé d’écarter Vincent Peillon de la direction de son courant "Espoir à gauche". Ce dernier n’a pas l’intention de se "laisser congédier".
"J’ai confié à un sage, Jean-Louis Bianco, avec Najat Belkacem et Gaëtan Gorce, la responsabilité d’animer le courant". C’est sans le nommer que Ségolène Royal a annoncé ce soir sur Canal+ sa rupture avec Vincent Peillon. Ce dernier s’était imposé comme le patron du courant "Espoir à gauche", ce qui ne convient pas à sa fondatrice : "Petit à petit, il y a une certaine dérive, des personnes ont été éliminées et tout s’est concentré sur une seule personne. C’est à dire qu’on est revenu au fonctionnement archaïque des courants, ce que j’ai toujours détesté".
Ségolène Royal a donc décidé de reprendre la main et de confier "temporairement" - au moins jusqu’aux élections régionales - la gestion du mouvement à un nouveau trio.
| Ségolène Royal tente d’écarter Vincent Peillon de la direction de son courant "Espoir à gauche" sur Canal (0'48") | |
Mais le principal concerné n’a pas l’intention d’accepter son sort. "Nous n’allons pas nous laisser congédier. C’est d’ailleurs impossible car la direction du courant résulte statutairement du vote des militants" a réagi l’eurodéputé. Il a d’ailleurs fait savoir qu’il allait proposer au courant un vote pour "réaffirmer la légitimité" de la direction actuelle et "sortir de l’esbrouffe médiatique permanente" de Ségolène Royal.
Ce divorce médiatique est le dernier développement d’une dispute née le week-end dernier. La présidente de la région Poitou-Charentes s’est rendue - sans y être invitée - à une réunion organisée à Dijon par Vincent Peillon. (LIRE NOTRE ARTICLE)
Interrogée ce soir sur France 2, Martine Aubry, première secrétaire du Parti Socialiste, n’a pas souhaité commenter ce qu’elle a qualifié de "petite querelle" , affirmant être "très occupée par ce qui intéresse les Français".
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