France Info -

  • fermer
  •  

Veuillez vous identifier

Destinataires

 

Votre message



Attentat de Karachi : enquête préliminaire pour corruption

France Info - 4 février 2010

La campagne présidentielle d’Edouard Balladur en 1995 a-t-elle été financée par des rétro-commissions versées sur la vente de sous-marins français au Pakistan au début des années 90 ? Cette "affaire dans l’affaire" pourrait constituer le point de départ d’une nouvelle piste pour expliquer l’attentat de Karachi en 2002, qui avait coûté la vie à 11 Français…

 
France Info - Le 9 mai 2002, Michèle Alliot-Marie, alors ministre de la Défense, se recueille devant les dépouilles des victimes françaises de l’attentat de Karachi - © REUTERS

Le 9 mai 2002, Michèle Alliot-Marie, alors ministre de la Défense, se recueille devant les dépouilles des victimes françaises de l'attentat de Karachi - © REUTERS

 

Cette enquête préliminaire fait suite à une plainte déposée par les familles des victimes de l’attentat de Karachi, le 8 mai 2002 : 11 ingénieurs et techniciens français, qui travaillaient sur place à la construction de sous-marins français commandés par le Pakistan.

Une nouvelle piste est en effet apparue dans ce dossier, alors que l’hypothèse Al-Qaïda a longtemps été privilégiée.
Les juges d’instruction Marc Trévidic et Yves Jannier étudient aujourd’hui la possibilité que cette action terroriste ait pu être commanditée par des militaires pakistanais à la suite d’un différend financier entre les autorités françaises et pakistanaises.

Si l’on adhère à cette hypothèse, Jacques Chirac, après son élection en 1995, aurait fait stopper le versement de commissions aux militaires pakistanais, en découvrant que des rétro-commissions liées à ce contrat avaient servi à financer la campagne électorale d’Edouard Balladur, son rival et ex-"ami de 30 ans".

La plainte déposée vise non-seulement Edouard Balladur à travers son club politique créé en 1995, mais aussi Nicolas Sarkozy, alors ministre du Budget puis directeur de la campagne présidentielle de son mentor de l’époque. Les dirigeants de la Direction des chantiers navals (DCN, devenue DCNS), de sa branche export (DCNI) et "tous autres" pour "entrave à la justice".

Les parties civiles leur reprochent de ne pas avoir communiqué aux enquêteurs antiterroristes un rapport interne de la DCN évoquant, dès la fin 2002, la piste de représailles en raison de l’arrêt du versement des commissions.

Pour les familles des victimes, l’ouverture de cette enquête préliminaire est une première victoire - reportage de Franck Cognard  (0'57")
 

Gilles Halais, avec agences


Derniers articles Justice-police

Consultez tous nos web reportages

Podcast

RSS


France Info - separateur France Info - filet
evenements

France Info - separateur
Vos chroniques France
Vos dossiers France