France Info - A.Lagardère (à g.) et B.Delanoë (à d.) pourraient être mis en examen, respectivement pour recel et favoritisme - © REUTERS / Philippe Wojazer

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Stade Jean-Bouin : Delanoë et Lagardère visés pour favoritisme

France Info - 19 novembre 2009

Le maire de Paris Bertrand Delanoë (PS) et le patron du groupe Lagardère, Arnaud Lagardère, devront s’expliquer sur les conditions d’octroi de la concession du stade Jean-Bouin. La justice soupçonne des irrégularités. Les deux hommes pourraient être mis en examen…

Bertrand Delanoë est convoqué le 2 décembre par les juges Brigitte Brun et Sophie Clément pour s’expliquer sur la convention d’occupation du stade Jean-Bouin (XVIe arrondissement). La concession a été octroyée par la ville de Paris en 2004 à l’association CASG Jean-Bouin, elle-même partenaire du groupe Lagardère, pour un montant dérisoire au regard du chiffre d’affaires du club de rugby.

Une information judiciaire a été ouverte à la suite d’une procédure lancée par une société, Paris Tennis. Laquelle estime que la ville de Paris aurait dû conclure un contrat de délégation de service public, et non une convention d’occupation domaniale, qui permet d’accorder un marché sans mise en concurrence. Une procédure de gré à gré donc, qui aurait pu permettre de favoriser le groupe Lagardère.

Favoritisme et recel

A la suite de son audition, Bertrand Delanoë pourrait être mis en examen pour "favoritisme". Arnaud Lagardère, qui sera également entendu par les juges dans cette affaire, pourrait lui avoir à répondre de "recel de favoritisme". D’autres personnalités sont convoquées, notamment Max Guazzini, le patron du Stade-Français, qui sera entendu comme témoin assisté.

Vers une mise en examen de Bertrand Delanoë dans l’affaire de la concession du stade Jean-Bouin - les explications de Vincent Mangin  (0'52")
 

La municipalité nie toute accusation de favoritisme. Et se défend en affirmant que 27 autres clubs sportifs disposent de conventions d’occupation domaniale. A ses yeux, il ne s’agit donc pas d’un marché public nécessitant un appel d’offres.
Mais justement, en mars dernier, le tribunal administratif de Paris lui a donné tort sur ce point, estimant qu’il aurait dû y avoir mise en concurrence.

Gilles Halais, avec agences


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