France Info - Jacques Chirac, ici lors d’un voyage en Chine en avril dernier.

Jacques Chirac, ici lors d'un voyage en Chine en avril dernier.
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Le "no comment de Sarkozy et les autres réactions

France Info - 30 octobre 2009

Après l’annonce du renvoi de l’ancien chef de l’Etat devant un tribunal correctionnel, les proches de Jacques Chirac assurent qu’il est serein. La classe politique se montre gênée. Certains estiment inutile ce retour en arrière, d’autres accusent l’immunité présidentielle d’avoir trop longtemps protégé le président.

Depuis Bruxelles, où participait au sommet de l’Union européenne, Nicolas Sarkozy s’est retenu de faire des commentaires... ou presque.

Nicolas Sarkozy a commenté son absence de commentaire.  (0'40")
 

 
France Info -

 

L’annonce du renvoi de Jacques Chirac ce matin (lire notre article) est venue directement de ses proches. Appliquant la stratégie du contre-feu, ils sont monté au créneau pour tenter de déminer et dédramatiser l’affaire, sur le mode “Jacques Chirac est serein”.

Pour Jean-François Probst, ancien conseiller spécial de Jacques Chirac, la multiplication des procès visant le clan Chirac est suspecte.  (0'44")
 

Jacques Chirac est "déterminé à aller au tribunal", affirme l’UMP chiraquien Christian Jacob.  (1'21")
 

Le député UMP Hervé Mariton, proche de Jacques Chirac, assure l’ancien président de son soutien.  (1'10")
 

François Baroin, fidèle de Jacques Chirac, assure que son mentor est "serein".   (1'20")
 

L’écrivain et journaliste Pierre Péan, qui a écrit plusieurs livres sur Jacques Chirac, est triste.  (1'58")
 

Du côté de l’UMP, beaucoup se disent surpris, car le Parquet avait demandé un non-lieu dans cette affaire. Certains, comme le secrétaire général, Xavier Bertrand, estiment même qu’il n’y a pas lieu de revenir sur le passé : “Comme il y a déjà eu des jugements (...) je pense qu’il n’est pas utile de revenir encore et encore en arrière”, estime-t-il.

Dominique Paillé, porte-parole de l’UMP, se dit surpris, mais affirme respecter le fonctionnement de la justice.  (2'00")
 

A gauche, les déclarations sont loin de sonner l’hallali. La socialiste Ségolène Royal estime que Jacques Chirac “ mérite d’être tranquille ”, même si “la justice doit être la même pour tous”. “Je pense que ce sont des affaires très anciennes et qu’aujourd’hui Jacques Chirac a sans doute beaucoup de choses à se reprocher, mais en même temps il a donné beaucoup au pays”, explique l’ex-candidate à la présidentielle.
Tous ne sont pas sur la même longueur d’onde, comme le Vert Noël Mamère, qui est pleinement satisfait.

La réaction du député Vert Noël Mamère. Au micro de Raphaëlle Duchemin.  (4'06")
 

Pour le porte-parole du parti socialiste, Benoît Hamon, cette affaire est mauvaise pour l’image de la France, même si la justice devait passer.  (1'36")
 

Pour le socialiste Pierre Moscovici, ce n’est pas une question de sympathie.  (0'50")
 

"Il y a un malaise", estime le socialiste François Hollande.  (1'55")
 

Pour l’ancien juge Eric Halphen, cette décision tardive n’est pas du fait de la justice.  (1'47")
 

L’ancienne garde des Sceaux socialiste, Marylise Lebranchu, rappelle que le Parquet pourrait encore faire appel.  (2'04")
 

Et s’il est un homme à qui ce renvoi de l’ancien président devant la Justice fait particulièrement plaisir, c’est Pierre-Alain Brossault : c’est lui qui, il y a plus de dix ans, a déposé la plainte qui allait déclencher toute l’enquête sur les emplois fictifs à la Mairie de Paris...

Pierre-Alain Brossault, avec Nathalie Bourrus  (2'01")
 



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