Quatre lycéens de Poitiers mis en examen pour agressions sexuelles après un bizutage.
©RF/Mikaël Roparz
Un bizutage dérape en agression sexuelle
France Info - 15 octobre 2009Quatre lycéens de Poitiers ont été mis en examen pour agressions sexuelles sur quatre élèves de seconde lors d’un bizutage.
Les agresseurs, âgés de 16 à 17 ans, sont internes dans un lycée régional de Poitiers.
Ils sont soupçonnés d’avoir abusé de quatre autres élèves de 15 et 16 ans.
Les faits se sont déroulés début septembre.
Ils ont été placés sous contrôle judiciaire.
Au départ, les lycéens leur imposaient de siffler “la Marseillaise”, mais ensuite, le bizutage a viré au cauchemar pour quatre jeunes de seconde de l’internat de garçons du lycée polyvalent régional du “bois d’Amour” de Poitiers.
L’un des agresseurs serrait les parties génitales des bizuts pendant qu’un autre leur enfonçait un doigt entre les fesses alors qu’ils étaient toujours habillés.
Les bizuts devaient aussi continuer à chanter l’hymne national.
Devant la justice, les quatre jeunes agresseurs présumés, ont dit avoir reproduit ce qu’ils avaient eux-mêmes subi lors de la rentrée scolaire 2007-2008. “Les auteurs d’aujourd’hui sont sans doute les victimes d’hier mais il ne faudrait pas que les victimes d’aujourd’hui soient les auteurs de demain”, a déclaré le substitut du procureur de la République de Poitiers, Robert Doucet-Danielsson.
La direction de l’établissement scolaire a pris “toutes les mesures nécessaires et des sanctions ont été appliquées”. Les lycéens impliqués ont été suspendus de l’internat.
| Quatre lycéens ont mis en examen pour des faits présumés de violence sexuelle en réunion après un bizutage. A Poitiers pour France info, Grégory Philipps. (0'54") | |
Le bizutage est interdit en France depuis la loi Royal
La pratique du bizutage est interdite en France par la loi du 17 juin 1998. Une loi défendue par Ségolène Royal. L’actuelle Présidente de la Région Poitou Charentes était à l’époque ministre déléguée à l’Enseignement scolaire du Gouvernement Jospin auprès du ministre de l’Éducation nationale Claude Allègre. Désormais, ces actes humiliants ou dégradants en milieu scolaire ou universitaire sont considérés comme un délit passible de six mois de prison et 7 500 euros d’amende.
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