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Sabotages à la SNCF : sept mises en examen

France Info - 15 novembre 2008

Un homme de 34 ans, présenté comme le chef présumé de la "cellule invisible" et soupçonné de dégradations contre des lignes TGV, a été mis en examen, notamment pour avoir dirigé une structure à vocation terroriste.

Outre le chef de direction d’une entreprise terroriste, passible de 20 ans de réclusion criminelle, Julien Coupat, ancien étudiant en sociologie, a également été mis en examen par le juge Thierry Fragnoli pour "destructions en réunion en relation avec une entreprise terroriste" et "refus de se soumettre à un prélèvement ADN".

A ce stade, sept personnes ont été mises en examen hier en début de soirée et deux devaient encore être présentées au juge d’instruction dans cette perspective. Cinq personnes, considérées par le parquet comme le noyau dur de cette "cellule invisible", et aperçues près de lignes SNCF où ont été commises les dégradations, ont notamment été mises en examen pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste". Le parquet avait requis contre elles des poursuites pour "dégradations en réunion en relation avec une entreprise terroriste". Seules trois d’entre elles sont poursuivies de ce délit par le juge d’instruction Thierry Fragnoli qui n’a pas suivi le raisonnement du parquet selon lequel les cinq avaient pris part aux actes de dégradation.

Ces mis en examens doivent être présentés dans la soirée à juge des libertés et de la détention (JLD) qui doit statuer de leur placement en détention provisoire.

Deux des quatre autres personnes dont l’implication directe dans ces sabotages n’a pas pu être établie ont toutefois été mises en examen pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste" et laissées en liberté sous contrôle judiciaire.

Leur avocate Maître Vallés réaffirme qu’ils n’ont pas le profil de l’emploi  (0'49")
 

"Il est choquant de stigmatiser à ce point à partir de données floues", a-t-elle déclaré, dénonçant "ce qui peut apparaître comme une volonté de criminaliser ce qui correspond à l’expression d’opinions politiques".

Caroline Caldier avec agences


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