France Info - L’épave du Bugaled Breizh, le 15 juillet 2004

L'épave du Bugaled Breizh, le 15 juillet 2004
© AFP / Marcel Mochet

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Bugaled Breizh : l’implication d’un sous-marin "hautement probable"

France Info - 31 juillet 2008

Avocats et familles des cinq marins morts dans l’accident du chalutier, en janvier 2004, ont été reçus ce matin par les juges d’instruction en charge de l’enquête. Qui leur ont communiqué les conclusions d’un nouveau rapport d’expertise. Ce rapport est formel : le bateau de pêche a bien été coulé après avoir été accroché par un sous-marin nucléaire d’attaque.

C’est une cause "hautement probable". Si l’on en croit le rapport d’expertise commandé par les juges d’instruction en charge de l’affaire du Bugaled Breizh et présenté aujourd’hui aux familles des victimes, le chalutier a sombré à cause d’un sous-marin nucléaire d’attaque (SNA).

L’explication de l’expert sous-marinier est la suivante : le safran (gouvernail) du sous-marin s’est pris dans un câble du chalutier, l’entraînant vers le fond. Or, seul un sous-marin nucléaire d’attaque est suffisamment puissant et rapide pour provoquer ce naufrage.

Les précisions de George Cadiou,  envoyé spécial à Quimper  (0'49")
 

La question est désormais de savoir lequel des SNA qui sillonnent les mers du globe a causé la mort des cinq marins du Bugaled Breizh. Seuls quatre pays sont équipés de ces appareils : "les Etats-Unis, la Russie, la Grande-Bretagne et la France", note Maître Bergot, l’avocat des familles des victimes, qui accuse militaires et gouvernement français "de masquer la vérité".

Cela explique la position des militaires dans cette affaire affirme Me Christian Bergot, avocat des familles  (0'40")
 

Réaction très vive de Michel Douce,  il est l’armateur du Bugaled Breizh  (0'46")
 

L’avocat entend saisir dès septembre prochain le nouveau juge d’instruction - les deux juges en charge du dossier ont obtenu de l’avancement et seront très prochainement mutés - pour réclamer l’envoi de commissions rogatoires internationales. Il souhaite que Washington, Londres et Moscou donne la position de leurs SNA se trouvant sur zone le jour du naufrage, alors que se déroulaient notamment des manoeuvres navales de l’OTAN.
L’avocat souhaite que la même question soit posée officiellement aux autorités militaires françaises.



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