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PS : l’impossible "vivre ensemble"
France Info - 8 décembre 2008Au lendemain du premier Conseil national présidé par sa nouvelle patronne, le Parti socialiste reste déchiré par les ambitions personnelles. Aubry, Royal, les deux camps se renvoient au visage la responsabilité de cette division qui s’étale au grand jour…
"La partie est terminée. Game is over. Maintenant, il faut travailler ! ", lançait hier matin sur France Info le nouveau porte-parole du PS. Au lendemain d’un Conseil national plus qu’houleux, qui avait entériné l’installation de la nouvelle équipe dirigeante – sans les Royalistes – et la nouvelle ligne du parti, Benoît Hamon appelait les partisans de Ségolène Royal à cesser les polémiques et à se remettre au travail.
Un appel resté lettre morte.
Quelques heures plus tard, la candidate malheureuse au poste de première secrétaire repartait à l’assaut. Sur France 2, Ségolène Royal a expliqué avoir demandé à Martine Aubry, sans succès, des responsabilités "à la hauteur de ce que nous pouvons apporter aux Français". Et à la hauteur de ce que les Royalistes représentent au sein du PS, c’est-à-dire "la moitié des militants". Royal voulait être la Hillary Clinton d’Aubry (allusion à Barack Obama qui, lui, a "appelé Hillary Clinton".)
| Ségolène Royal affirme être toujours ’disponible pour travailler’ (France 2) (0'40") | |
Strapontins
Au lieu de cela, les amis de Ségolène Royal affirment qu’on leur a "fermé la porte". Que "la volonté était clairement de (les) exclure de la direction" , selon Vincent Peillon. Martine Aubry ayant présenté un secrétariat national de 19 hommes et 19 femmes, dont une garde rapprochée, une sorte de G4, qui ne laisse aucune place à l’autre branche de la famille socialiste. Les Royalistes n’auraient donc fait que refuser les "strapontins" qu’on leur offrait, parce qu’on leur soumettait un "texte inacceptable" , explique François Rebsamen, un autre lieutenant de Ségolène Royal.
Renvoyant la responsabilité de la rupture sur les amis de la présidente de Poitou-Charentes, Martine Aubry assure avoir proposé à sa rivale la présidence du Forum des territoires pour l’un de ses proches, ainsi que plusieurs postes de secrétaires nationaux.
A droite, on feint de déplorer "l’implosion du PS". Et histoire de renvoyer les deux camps socialistes dos à dos avec une ironie à peine voilée, le porte-parole de l’UMP Frédéric Lefebvre analyse : "Il y a une majorité qui a mis la main sur le secrétariat national et une opposition qui prend acte du refus de lui laisser une place dans la direction (…) Ce n’est pas une bonne nouvelle pour le débat public dans notre pays", conclut le député des Hauts-de-Seine.
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