France Info - Dans le parc des expositions de Reims, à la veille du début du Congrès du PS

Dans le parc des expositions de Reims, à la veille du début du Congrès du PS
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PS : le Congrès de la confusion

France Info - 14 novembre 2008

Les socialistes ont rendez-vous jusqu’à dimanche à Reims pour un 75ème Congrès qui s’annonce comme celui de toutes les incertitudes. Placée en tête par les militants, Ségolène Royal apparaît en situation de prendre la tête du parti, à condition que ses adversaires ne s’unissent pas contre elle.

La situation reste confuse au PS à quelques heures de l’ouverture du Congrès de Reims : Ségolène Royal dit son "envie" de diriger le parti, Bertrand Delanoë est prêt à contribuer au rassemblement, et un front "anti-Ségolène" tente d’émerger entre Benoît Hamon et Martine Aubry.

Les précisions de Marie Eve Malouines, sur ce brouillard socialiste  (2'04")
 

L’ex-candidate à l’Elysée dont la motion est arrivée en tête du vote des militants (29%), continue à entretenir le suspense sur sa candidature au poste de Premier secrétaire et met ses adversaires au pied du mur jusqu’à dimanche matin, quand seront annoncées à Reims les postulants au premier secrétariat.

"Conciliabules d’arrière-boutique"

La situation est telle que certains redoutent un jeu de massacre dans la ville des sacres. "Halte au feu !", a lancé Vincent Peillon, bras droit de Ségolène Royal, en dénonçant "les conciliabules d’arrière-boutique". Vincent Peillon qui a annoncé ce matin que les partisans de l’ex-candidate à la présidentielle vont appeler dès aujourd’hui à sa candidature au poste de premier secrétaire.

Ecoutez l’appel de Vincent Peillon.  Il était ce matin l’invité de France Inter.  (0'36")
 

Les tractations d’avant-congrès n’ont pas permis de débloquer l’imbroglio. Les protagonistes, qui ont multiplié les tête-à-tête, ont joué au poker menteur tout au long de la semaine. Martine Aubry et Bertrand Delanoë ont affiché comme Ségolène Royal leur volonté de "rassemblement", tout en se démarquant de la présidente de Poitou-Charente.

Encore ce matin, avant de partir pour Reims, Martine Aubry, Bertrand Delanoë, Benoit Hamon et plusieurs de leurs partisans ont trouvé le temps de se réunir à Paris pour examiner les conditions d’un rapprochement.
Rien de concret n’est sorti de cette réunion. Et tous ont pris soin de préciser qu’il ne s’agissait en rien d’un front "tout sauf Royal"...

Le reportage de Yannick Falt  (1'14")
 

Vers un fiasco ?

Dans ces conditions, le PS risque de sortir ingouvernable de Reims, avec une cohabitation entre le nouveau Premier secrétaire et des instances de direction sans majorité. Un congrès sans majorité serait une première depuis le congrès de Rennes en 1990, resté dans les mémoires socialistes comme le repoussoir.

Anne Jocteur Monrozier, avec agences

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