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Ingrid PohuFemme de radio (RFI, France Bleu ile de France), elle a également travaillé à France Soir, au service culture-médias |
horaires de diffusion
- jeudi et vendredi
15h19 et 20h49
Temple de Lamanai - Aurélien Oger
Cap sur le Belize
Ingrid Pohu - 13 novembre 2009
Pour découvrir ce petit pays de 23 000 km², nous sommes en compagnie d’un jeune globe-trotter, Aurélien Oger...
Ce pays d’Amérique centrale est limité au nord et au nord-ouest par le Mexique, à l’ouest et au sud par le Guatemala. Le Belize est baigné à l’est par la mer des Antilles… Ancienne colonie britannique, le Belize est indépendant depuis 1981…
Récit d’Aurélien :
"Le site de Lamanai est mystique du fait de sa récente découverte et il semble encore abandonné à la jungle qui l’a quasiment recouvert ; on est loin des sites aménagés du Mexique, fréquentés par de nombreux touristes. Seule une poignée de curieux nous accompagne à travers les différents temples et structures colossales. Ignacio, un guide local nous permet de mieux comprendre les us et coutumes de cette civilisation ; en maya, Lamanai signifie « crocodile submergé » et les représentations de l’animal sont nombreuses sur les pierres ou autre sculptures. Le jaguar, Balum en maya, était vénéré par cette civilisation qui lui consacra un temple ; aujourd’hui en voie d’extinction, les jaguars sont protégés par le gouvernement et on peut en voir dans la réserve de Rio Bravo. Soudain, un bruit monstrueux retentit du fin fond de la forêt ; une bête atroce nous épie… Non, ce sont de petits singes hurleurs qui poussent des cris puissants à vous glacer le sang. On les voit facilement se balancer d’une branche à une autre..."
Direction maintenant Belize city où nous transitons seulement pour prendre le bateau ; cap sur les Cayes, ces ilots sablonneux que l’on retrouve au large de la côte. On séjourne sur la petite île de Caye Caulker dont la devise est « Go Slow », vas-y tranquillement. L’ile fait 200 mètres de large pour deux kilomètre de long, une épingle à cheveux. Elle est au même niveau que l’eau et menace de se faire engloutir à chaque cyclone. A peine 1300 âmes, l’activité principale tourne autour du tourisme et des excursions sur la barrière de corail. Un paradis pour les amateurs de plongée en bouteille ou même avec masques-tubas car la visibilité est absolument incroyable. Le site mondialement connu est le « Blue Hole », le trou bleu, large de 300m et profond de 122m. L’expédition est onéreuse mais vaut le détour pour admirer des magnifiques formations coralliennes et nager avec ce qu’il reste encore de requins. Les différentes cabanes sur l’ile proposent en générale les mêmes tours organisés plus abordables sur la barrière de corail mais nous savons déjà que celui-ci a énormément souffert de la surpêche et de l’impact néfaste du tourisme (moteur des bateaux ou touristes qui marchent sur le corail).
Les fonds marins sont tout de même somptueux, un véritable aquarium naturel dans ces eaux limpides délicieuses. Il est possible de rencontrer des lamantins, gros mammifère herbivore, cousin très éloigné du dauphin. A bord des embarcations pleines à craquer de touristes, on ne manque pas d’ingéniosité pour créer le sensationnel et par exemple, attirer des requins ou des raies avec de la nourriture ; petit bémol à ce genre de pratique qui dérègle dramatiquement les habitudes de ces sauvages prédateurs. Chaque touriste a une responsabilité écologique vis-à-vis des écosystèmes qu’il visite et il faut bien faire attention à préserver ces environnements fragiles.
Le pays est sûr, pas de violence ou d’instabilité politique. 1 US$ = 2 BZ$ (Belize Dollars).
Pas de vol direct depuis l’Europe, il faut passer par les Etats-Unis. Frontière facile à passer par le Mexique, le Guatemala ou en bateau via le Honduras.
Caye Caulker vit au rythme langoureux du reggae et de l’air agréable de la mer des Caraïbes. On peut rejoindre le sud du pays en naviguant pendant plusieurs jours sur ces eaux normalement calmes à défaut de la saison des cyclones, de septembre à novembre.
Du coté de Placencia, on rencontre les Garifunas. Ils sont descendants d’africains rescapés d’un naufrage de bateaux négriers. De ce fait, il s’agit du seul peuple noir du continent américain à ne jamais avoir connu l’esclavage. On les retrouve partout sur la cote caraïbe jusqu’au Costa Rica. Les Garifunas ou Garifounes tiennent leur nom de l’arawak (indien des Antilles) et signifie « mangeur de manioc ». Fiers de leur identité et du fait qu’ils n’aient jamais été soumis, ils ont un caractère bien trempé. Les Garifuna ont conservé cet amour pour la musique et sont de grands percussionnistes, l’ambiance dans les villages est toujours très animée.
Notre voyage au Belize se termine en remontant vers l’ouest pour rejoindre la frontière du Guatemala et le célèbre temple Maya de Tikal".
oger.aurelien@gmail.com
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