horaires de diffusion
- dimanche
7h22, 14h42, 17h12, 18h49
Dernières bouées pour le thon rouge
Nathalie Fontrel - 7 mars 2010
C’est la dernière ligne droite pour le thon rouge : samedi prochain la CITES se réuni à Doha pour décider de son sort. La CITES est l’organisation affiliée à l’Onu en charge de la protection des espèces en danger
Depuis 35 ans la convention se réunit chaque année pour statuer sur le sort des espèces en péril. Cette fois ci, le plat principal : c’est le thon rouge. Monaco a dégainé la première en proposant l’inscription de cette espèce en Annexe 1. Cela signifie que le commerce international est interdit. On sait que 80% des prises partent au Japon. Dans ces conditions, les japonais espèrent bien faire capoter ce projet. La convention compte 175 pays dont beaucoup ne pêchent pas le thon rouge. Pour qu’une décision soit adoptée, il faut une majorité des deux tiers. Chaque pays dispose d’une voix. Pour voter il faut être représenté à Doha. Et les abstentions ne sont pas prises en compte. Si tout le monde est là il suffit que 59 pays s’opposent à la protection du thon rouge, pour qu’ils l’emportent. Alors les partisans du thon font leurs comptes. « Ce n’est pas gagné » reconnait François Chartier en charge du dossier pour Greenpeace « mais c’est gagnable. »Même si les japonais sont partis à la chasse aux voix et tentent de convaincre des pays africains ou les petits Etats Iles de voter comme eux. Mais même si le thon devient espèce strictement protégée, il n’est pas sauvé pour autant. Chaque pays a 90 jours pour émettre une objection. Les japonais ont annoncé leur intention d’objecter. Et pour assurer la continuité de l’approvisionnement, ils poussent la Lybie à les suivre. Si la Lybie émet une objection, le commerce continuera entre la Lybie et le Japon. Ce ne sera pas facile : la Lybie ne pratique pas l’embouche : cette technique qui permet d’engraisser les thons sauvages dans des cages en mer avant de les livrer au marché japonais. Cela demanderait donc des investissements. Mais c’est possible et cela renforcerait la grogne des pêcheurs européens empêchés de vendre du thon rouge sur le marché international.
| La chronique de Nathalie Fontrel (1'45") | |
Archives de la chronique Planète mer
- 5 septembre 2010 - L’élevage des thons rouges
- 18 juillet 2010 - Un échosondeur pour les saumons
- 11 juillet 2010 - Trouble sur l’eau de baignade
- 4 juillet 2010 - Gestes verts pour la mer
- 27 juin 2010 - Cure d'acidité dans l'océan
- 20 juin 2010 - Appel à témoins pour les requins
- 13 juin 2010 - Les continents de déchets
- 6 juin 2010 - La mer, source d’énergie
- 30 mai 2010 - Dérive polaire
- 23 mai 2010 - Poisson scie : le dernier refuge
- 16 mai 2010 - Les océans en apnée
- 9 mai 2010 - Le monde du silence en DVD
- 2 mai 2010 - Sur la route des anchois
- 25 avril 2010 - Du béton pour les poissons
- 18 avril 2010 - Des routes sous marines pour l'électricité
ouvrir
France Info




