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Le Marion Dufresne arrive à l’Ile Amsterdam. - Lucia Simion
L’ile Amsterdam et Copenhague
Nathalie Fontrel - 6 décembre 2009
Pendant que les nations tentent de trouver un accord sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre, les scientifiques continuent d’accumuler des preuves. C’est demain que le Marion Dufresne, le bateau océanographique et ravitailleur des Terres Australes et Antarctiques Françaises, arrive à l’Ile Amsterdam.
Sur la route des Indes, à 3 000 kilomètres au sud de la Réunion, ce morceau de terre abrite l’une des plus importantes stations de recherches sur la chimie atmosphérique. Elle tente de me mieux comprendre le rôle de l’océan dans les changements climatiques. L’océan est un puits de carbone : il est capable d’absorber le gaz carbonique émis par les activités humaines. Avec l’écosystème terrestre, les océans captent ainsi la moitié de nos émissions. Mais il semble qu’ils arrivent à saturation. Depuis 1981, les scientifiques mesurent sur l’ile Amsterdam les échanges entre l’atmosphère et l’océan. C’est l’une des seules stations de l’hémisphère sud et c’est aussi l’une des rares à avoir initié ces études dès la fin des années 80. La durée est essentielle pour appréhender les changements dans l’appétit de l’océan. D’autant que l’ile Amsterdam est au centre d’une des principales zones d’absorption du gaz carbonique : 15% des émissions mondiales. Parce que les eaux sont froides elles sont gourmandes de CO2. Pourtant, depuis plus d’une vingtaine d’année, la consommation de CO2 a tendance à stagner dans la mer. Alors que le gaz carbonique se concentre dans l’atmosphère. Comme si cette partie de l’océan était arrivé à saturation. commente Yves Frénot Directeur Adjoint de l’Institut polaire Paul Emile Victor. On ne sait pas encore pourquoi : peut être une augmentation de la température de l’eau ou une baisse de la salinité due aux fontes des glaciers littoraux de l’Antarctique. Les îles sub antarctiques sont d’excellents observatoires du changement climatiques. Yves Frénot a tavaillé 20 ans là bas sur les éco systèmes végétaux et sur les insectes. La température est tellement basse que la moindre augmentation induit des bouleversements. C’est le cas sur les espèces invasives et notamment cette mouche toute banale en métropole. Transportée par les bateaux, elle ne survivait pas jusqu’aux années 80. Depuis elle s’est installée sur l’ile Amsterdam.
| La chronique de Nathalie Fontrel (1'54") | |
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