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Anciens et nouveaux médias s’impliquent à Haïti
Amaury de Rochegonde - 17 janvier 2010
La plupart des grands médias apportent leur soutien à des associations d’aide aux victimes. Et les réseaux sociaux jouent pleinement leur rôle de médias personnalisés.
Les grands médias comme France Télévisions ou Radio France ne sont plus les seuls à lancer des appels en faveur des victimes à Haïti. De nouveaux venus se sont aussi imposé dans la chaîne de mobilisation pour aider les sans abris, ce sont les réseaux sociaux. Que ce soit Twitter ou Facebook, ces nouveaux canaux ont permis d’alerter des proches sur des disparitions et ont servi de relais pour lancer des appels à la générosité publique. Avec un avantage considérable par rapport aux médias de masse : ils induisent une relation personnalisée qui donne une force singulière au message. Avoir un ami ou une amie sur Facebook qui sollicite votre contribution en vous donnant les références d’une association d’aide aux victimes, cela favorise sans doute une relation de proximité avec un événement qui peut paraître lointain. La dimension communautaire est ainsi mise à profit pour recueillir des dons en ligne ou par SMS. En outre, les nouveaux médias ont trouvé leur place dans la production de l’information. Twitter, le fameux site de mini blogs aux 140 caractères, sert souvent d’alerte sur l’événement grâce des utilisateurs qui comme cet humanitaire religieux profitent des dernières heures d’accès à Internet grâce à un générateur. Quant aux médias traditionnels, ils nourrissent la trame de l’information en dépêchant des équipes sur place et en apportant des éclairages sur le drame. Ils permettent de comprendre l’origine du séisme, les dégâts occasionnés ou l’influence de l’urbanisme dans la catastrophe. Comme le montre une étude publiée cette semaine par Pew Research sur la ville de Baltimore aux Etats-Unis, les infos nouvelles viennent rarement des nouveaux médias. 4% seulement leur sont imputables contre 48% pour la presse généraliste. Mais l’étude montre aussi le rôle des réseaux numériques dans la vitesse de diffusion de l’information. Twitter sert ainsi très souvent, avec ses témoignages, à alerter les journalistes. Lesquels sont tentés pour aller vite, de chercher sur la toile des images de l’événement. Anciens et nouveaux médias sont ainsi de plus en plus intriqués. Quitte à faire, comme France 3 quelques erreurs en attribuant mercredi dans ses JT à Haïti la vidéo d’un séisme en Californie. Ne pas confondre vitesse et précipitation.
| La chronique d’Amaury de Rochegonde (2'03") | |
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