horaires de diffusion
- dimanche
5h49, 7h19, 15h42, 17h51
France Télévisions privatise sa régie publicitaire
Amaury de Rochegonde - 15 novembre 2009
Le gouvernement et France Télévisions ont engagé le processus de cession de 70% du capital de la régie publicitaire. Le groupe public devrait se donner jusqu’à la fin novembre pour retenir une liste restreinte d’offres de reprise.
Qui va mettre la main sur la cagnotte publicitaire de France Télévisions ? C’est la question que se posent les syndicats du groupe public qui s’interrogent sur la privatisation de leur régie France Télévisions Publicité. Depuis que le chef de l’Etat a décidé de supprimer la pub sur les antennes de la télévision publique, c’est vrai, la décision a été prise de céder 70% du capital de cette régie qui vend les écrans publicitaires de France 2, France 3 ou France 5. Certes, depuis la suppression des spots après 20 heures, cette société n’a plus pour fonction que de vendre des écrans de parrainage et des espaces de pub en journée. Mais cela représente tout de même 400 millions d’euros en 2009 et, après la suppression totale de la publicité sur France Télévisions, prévue en 2012, quelque 100 millions d’euros en théorie grâce au parrainage, à des sites Internet extérieurs et des chaînes thématiques. Disons en théorie d’une part parce que nul ne sait exactement ce que va être le périmètre de la régie. Et d’autre part parce qu’on ne peut pas être absolument sûr que l’Etat va bien supprimer intégralement la publicité sur les chaînes publiques. Le député UMP Christian Kert plaide pour qu’on conserve cette manne en journée, ce qui éviterait au contribuable d’avoir à mettre la main à la poche. Et même Alain Minc, qui est considéré comme l’inspirateur de la réforme de France Télévisions en tant que proche de Nicolas Sarkozy, indique aujourd’hui que de garder la publicité en journée ne serait pas un drame absolu même si cela mettrait en cause la « pureté du concept ». Tout cela sera tranché à la fin 2011 puisque la loi prévoit de faire le point à cette date. Pour le repreneur de la régie, qui emploie encore 280 salariés et devra donc licencier, ce pourrait être en tout cas une aubaine si, d’aventure, il mettait la main sur un tiroir-caisse qui conserverait ses recettes de pub en journée. On comprend pourquoi les candidats ne manquent pas puisqu’on retrouve Alain Weill, le patron de BFM TV et de La Tribune, le groupe Lagardère, un consortium autour de la régie Hi Média ou encore le producteur Stéphane Courbit, qui a l’avantage d’être proche d’Alain Minc, d’avoir soutenu Sarkozy et de bénéficier de l’appui de Publicis. De là à y voir un favori, il n’y a qu’un pas !
| La chronique d’Amaury de Rochegonde (2'07") | |
Archives de la chronique Médias, grand angle
- 7 février 2010 - Bolloré, l'empêcheur d'imprimer en ronde
- 31 janvier 2010 - Les talents de la musique ont-ils encore leur place dans les médias ?
- 17 janvier 2010 - Anciens et nouveaux médias s'impliquent à Haïti
- 10 janvier 2010 - Faut-il taxer Google ?
- 3 janvier 2010 - 2010 : année du placement de produit
- 27 décembre 2009 - Retour en arrière sur l'année médiatique 2009
- 20 décembre 2009 - La radio de rattrapage des émissions de sens… et de rire
- 13 décembre 2009 - BFM TV, le petit indépendant face au gros distributeur
- 6 décembre 2009 - Les zones d'ombre de la diffusion 100% numérique
- 29 novembre 2009 - Le Parisien : il vaut mieux l'avoir en journal
- 22 novembre 2009 - La numérisation des industries culturelles
- 15 novembre 2009 - France Télévisions privatise sa régie publicitaire
- 8 novembre 2009 - Bakchich Info, le papier et le web
- 1er novembre 2009 - Google et la création culturelle
- 25 octobre 2009 - Nonce Paolini seul maitre à bord de TF1
ouvrir
France Info





