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Manipulation médicale au Cyprus IVF Center, à Famagousta, sur l'île de Chypre. - © RF / Isabelle Labeyrie
Quand les couples choisissent le sexe de leur enfant...
France Info - 5 novembre 2009
Le 17 novembre, le Comité consultatif national d’éthique rendra son avis sur le diagnotic préimplantatoire. Il permet de déterminer le sexe d’un embryon. Interdit en France, sauf pour raison médicale, il est autorisé dans d’autres pays moyennant finances. Et certains couples sautent le pas.
| Choisir le sexe de son enfant, certains couples sautent le pas Enquête d’Isabelle Labeyrie (5'40") | |
Il y a quelques mois, quand elle a su qu’elle attendait un garçon, Natacha s’est effondrée. Un troisième fils, elle qui ne rêvait que d’avoir une fille ! Pour surmonter sa dépression, elle s’est alors accrochée à deux mots : diagnostic préimplantatoire. Une technique qui permet entre autres de déterminer le sexe d’un embryon dans le cadre d’une fécondation in vitro. C’est interdit en France, autorisé dans d’autres pays. Alors en 2011, Natacha a décidé. Ce sera une petite fille… ou rien.
| Natacha affirme qu’elle a un "amour spécial" à donner à une petite fille. (1'04") | |
Parmi les pays qui autorisent cette pratique, Israël, l’Egypte, la Thaïlande… et la République Turque de Chypre du Nord, un Etat qui n’est pas reconnu par la communauté internationale, à l’exception de la Turquie.
Au sein du Cyprus IVF Center, à Famagousta, le docteur Halil Ibrahim Tekin aide depuis dix ans les couples à choisir le sexe de leur enfant. Coût de l’opération : 7000 euros.
| Pour le docteur Halil Ibrahim Tekin, du Cyprus IVF Center de Famagousta, choisir le sexe de son enfant est une demande légitime. (0'51") | |
En France, choisir le sexe de son futur enfant est interdit, sauf s’il existe un risque génétique grave. Déterminer le sexe d’un embryon peut alors permettre d’éviter des maladies héréditaires comme l’hémophilie ou la dystrophie musculaire de Duchenne, qui ne touchent que les garçons. Mais en dehors de ces cas très spécifiques, il ne s’agit que de "convenance personnelle", estime René Frydman, le père médical du premier bébé éprouvette français.
| Le professeur René Frydman, chef du service d’obstétrique de l’hôpital Antoine-Béclère de Clamart (2'32") | |
Le 17 novembre prochain, le Comité consultatif national d’éthique rendra sa position officielle sur le diagnostic préimplantatoire. Son vice-président, Pierre Lecoz, n’est pas fermé à une discussion sur ses applications, notamment pour les femmes qui ont déjà plusieurs enfants d’un même sexe. La difficulté, c’est de trouver le juste milieu.
| Le vice-président du Comité consultatif national d’éthique, Pierre Lecoz, avoue une grande méfiance du comité par rapport à cette technique. (1'45") | |
La façade de la clinique.
© RF / Isabelle Labeyrie
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