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Toulouse conquise par la gauche
France Info - 16 mars 2008
Acquise à la droite depuis 1971, la ville de Toulouse a basculé à gauche : le socialiste Pierre Cohen, à la tête d’une liste PS-PCF-Verts-PRG, a été élu avec 50,42% des voix contre 49,58% pour le maire sortant centriste apparenté UMP, Jean-Luc Moudenc. Ci-dessous, notre article sur les enjeux du scrutin, publié le 14 février dernier.
| Le reportage de Stéphane Iglesis (1'58") | |
Que ce soit l’élection présidentielle, les législatives, les cantonales, les régionales, le résultat est toujours le même : la gauche l’emporte à chaque fois. Elle a même fait un carton plein lors des dernières législatives : huit députés sur huit.
Partout dans la région, la gauche est au pouvoir. Partout, sauf à Toulouse. Mystérieusement, la ville est acquise à la droite depuis 1971, depuis que Pierre Baudis l’a arrachée au SFIO Louis Bazerque.
Pierre Baudis de 1971 à 1983, Dominique Baudis son fils jusqu’en 2001. Puis Philippe Douste-Blazy jusqu’en 2004 — il préfèrera un maroquin ministériel. Et enfin Jean-Luc Moudenc. C’est lui qui se représente aujourd’hui.
Fort de son bilan, l’homme a d’abord réussi à faire oublier l’image de Douste-Blazy. Il fait ensuite une campagne de rassembleur. A débauché deux élus PS, ainsi que la tête des Verts et du MoDem.
Face à lui, la gauche a eu du mal à se mettre en rang. Le président de la région, Martin Malvy, a jeté l’éponge. C’est finalement Pierre Cohen, le député-maire de Ramonville, qui se lance dans la bataille. Avec un déficit de notoriété évident.
Pour autant, la gauche de veut optimiste. Ces élection lui offrent, dit-elle, “une chance historique” de mettre fin au “règne de la droite” à Toulouse, et d’instaurer un vrai “pacte de collaboration entre la ville l’agglomération, le département et la région”. Déclaration signée de Pierre Cohen, du président du département et de celui de la région, évidemment.
Mais sa grande force, ce sont les 57,6% des voix obtenus par Ségolène Royal à Toulouse au second tour de la présidentielle. Tous veulent croire que l’élan n’est pas brisé.
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