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Jean-Rémy Macchia

Ancien rédacteur en chef-adjoint de L’Automobile magazine et de L’Auto Journal, il a également été professeur de français.

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GPL : pouvez-vous équiper une voiture après achat ?

Jean-Rémy Macchia - 3 février 2010

Le GPL tente de plus en plus de Français. A travers notamment l’achat de modèles neufs comme la Dacia Sandero. Mais il est possible aussi d’équiper après-coup des voitures. En bénéficiant de l’avantage fiscal de 2 000 €.

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2 000 €. C’est presque indécent. En tout cas, c’est énorme. Et vous pouvez en bénéficier si vous équipez après-coup votre voiture achetée neuve, et que vous la faites adapter au GPL avant fin 2011.

Et l’installation coûte… ?
Cher : 2 500 à 3 500 € suivant la voiture. Elle ne peut se faire que sur une voiture à essence, pas une diesel. Et, pour bénéficier des 2 000 €, il faut que votre voiture émette moins de 155 grammes de gaz carbonique par km.

Moins de 155 grammes ? Limite plus haute que pour une voiture neuve… ?
Exact. Pas très logique . Mais si vous faites équiper une voiture moins de 3 ans, le plafond en rejets de gaz carbonique est de 155 grammes de CO2, et non pas de 135 comme pour une voiture équipée en usine. L’incitation financière concerne donc davantage de voitures.

Le GPL reste alléchant d’un point de vue économique ?
Oui. Vous utilisez un carburant à 70 cts le litre, au lieu de 1,30 € pour le super.
Après, il faut compter avec une sur-consommation assez importante : de 15 à 25% de plus en mode GPL qu’en mode « essence ». Donc l’avantage sur votre budget « carburant » est de l’ordre d’un tiers de moins par rapport à l’essence.
Et puis, le GPL ne se trouve pas partout ; ce qui fait que vous roulerez à l’essence de temps à autre. Ce qui réduit d’autant votre économie.

Au-delà de ces avantages financiers, le GPL est un bon choix ?
Pas sur toute la ligne. L’autonomie : elle vous sera couramment annoncée de plus de 1 000 ou 1 200 km. Attention, ce chiffre très alléchant cumule les autonomies de la voiture en fonctionnement GPL et en fonctionnement « essence ». Car, lorsqu’une voiture est convertie au GPL, elle garde la possibilité de fonctionner à l’essence, et le réservoir d’origine est conservé. Mais l’autonomie en GPL « pur » dépasse rarement les 300-350 km.

Car les réservoirs de GPL sont assez petits ?
Oui. Le réservoir GPL prend la place de la roue de secours. Sur une petite voiture, il ne fait que 36 litres. Mais il ne peut être rempli à plus de 80%. Donc, vous vous retrouvez avec moins de 30 litres de GPL réellement utilisables. Sur de plus grosses voitures, on atteint 50 litres.

Il n’y a aucun inconvénient à équiper une voiture qui n’est pas proposée en version GPL par le constructeur ?
Si, un inconvénient majeur. Dans toutes les cas sauf un, la garantie du constructeur, en tout cas sur le moteur, est annulée. J’ai interrogé toutes les marques du marché. Les réponses sont unanimes : plus de garantie moteur en cas d’adaptation GPL faite hors usine.
L’exception, c’est Renault qui homologue les adaptations faites après-coup par l’installateur Landi Renzo. Et dans cet unique cas sur le marché français, la garantie constructeur est conservée.

Les installateurs comblent cette lacune par une garantie qui leur est propre ?
Ce qu’ils proposent, c’est une garantie sur leur installation. Mais pas sur le moteur lui-même. A moins de souscrire une garantie payante, mais limitée à 1 ou 2 ans.
Le problème, c’est que les moteurs qui ne sont pas prévus en usine pour être adaptés au GPL présentent un point de faiblesse : les sièges de soupapes. S’ils ne sont pas renforcés pour une adaptation spécifique au GPL, ils peuvent se fissurer. D’ailleurs, ces éléments sont modifiés sur toutes les voitures équipées au GPL par les constructeurs eux-mêmes.
Cette altération survient à partir de 70 000 km. Donc le plus souvent après toute garantie. Et le moteur est pratiquement hors-service lorsqu’il est atteint par cette faiblesse.

Donc, l’adaptation au GPL n’est pas conseillée ?
Sur un moteur qui n’est pas adapté en usine, par le constructeur, je dirais : c’est plutôt à déconseiller. Et les moteurs ne sont renforcés que si la voiture est livrée d’origine en GPL.

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Toyota : la série noire continue... Cette fois avec un souci sur les Prius
Tout le monde parle depuis la semine dernière du rappel gigantesque de Toyota sur les pédales d’accélérateur, et qui porte au total sur plus de 8 millions de voitures de par le monde.
Ce matin, il y a quelques heures, on apprenait que la Prius de nouvelle génération, sortie l’an passée, enregistre des dizaines de plaintes concernant sa pédale de frein.
Apparemment, ce n’est pas la capacité de freinage qui semble en cause. Mais ces plaintes, qui proviennent des Eats-Unis et du Japon où s’écoulent plus des 3/4 des Prius vendues, sont prises très au sérieux.
Le modèle est mis sous surveillance, avec une analyse technique précise sur ce phénomène, qui semble être une curieuse réaction de la pédale de frein, qui donne au conducteur des sensations irrégulières et pas très rassurantes.



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