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Ségolène Royal, le 22 février à Pointe-à-Pitre. - © REUTERS/Jacky Naegelen
Crise Guadeloupe : des ministres "pourtant grassement payés" (Ségolène Royal)
Raphaëlle Duchemin - 24 février 2009
Toujours en Guadeloupe, décriée par l’UMP, Ségolène Royal contre-attaque après la reprise des négociations, en stigmatisant l’absence de ministres, pourtant "grassement payés", pour s’occuper de la crise.
| Ségolène Royal répondait ce matin à Raphaëlle Duchemin. (8'32") | |
Ségolène Royal ne peut pas "être accusée de mettre de l’huile sur le feu". La preuve, "je suis ici et je constate que les négociations ont repris".
La présidente de la région Poitou-Charente juge "très positive" cette reprise des pourparlers mais note qu’elle doit être attribuée aux entrepreneurs et élus locaux.
Selon elle, "la posture de blocage du Medef n’est pas tenable" et l’absence de l’Etat, notamment aux obsèques du syndicaliste abattu mercredi dernier dans les manifestations qui ont dégénéré, "a profondément meurtri" la population.
Ségolène Royal appelle l’Etat à exiger "la vérité sur les prix (...) et à remettre de l’ordre" sur des situations de monopoles et d’ententes qui ne seraient pas tolérées en métropole. "L’Etat, a-t-elle ajouté, en a le pouvoir, contrairement à ce que le gouvernement affirme".
L’élue PS poursuivit en fustigeant l’absence de ministres sur place, "pourtant grassement payés" pour s’occuper de ces problèmes. " Le rôle du gouvernement c’est d’être là, les ministres sont payés pour ça, ils sont même grassement payés pour ça. Je vous rappelle que depuis que Nicolas Sarkozy est élu, les ministres ont vu leur salaire augmenter de 150%. Ils sont payés pour faire le travail, pour être là quand il y a des problèmes ", a déclaré Ségolène Royal, présente depuis plusieurs jours en Guadeloupe.
Commentant la réunion de ce soir du bureau national du PS, elle a confirmé les rumeurs selon lesquelles une douzaine de ses proches entreraient dans la direction du parti. "J’ai encouragé mes amis à rentrer".
Conservant "sa liberté d’expression", Ségolène Royal aborde sereinement son destin au sein du PS. "Je me suis moi-même proposée pour prendre un poste à la direction du parti. Si on me le donne c’est bien, si on ne me le donne pas c’est bien aussi", a-t-elle conclut.
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