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L’Europe au quotidien Toute l’actualité de l’Union européenne et du Conseil de l’Europe, à travers ses aspects pratiques, concrets et quotidiens
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Corinne FuglerJournaliste à France Bleu Alsace |
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27 janvier, journée du souvenir de l’Holocauste
Le Conseil de l’Europe a créé en 2002 la "Journée du souvenir de l’Holocauste". Dans la plupart des pays d’Europe, cette journée est célébrée le 27 janvier, jour anniversaire de la libération d’Auschwitz, en 1945. 6 millions de personnes ont perdu la vie dans les camps de la mort. Qui sont ceux qui ont accepté de les tuer, en grand nombre et avec zèle ? Qui sont ceux qui ont refusé d’obéir aux ordres ? Le sociologue Philippe Breton tente de répondre à ces questions dans un livre qui vient de paraître aux Editions La Découverte, "Les refusants, comment refuse-t-on de devenir un exécuteur ?".
Comment le régime nazi a-t-il réussi à transformer des hommes ordinaires en meurtriers ? Grâce à une propagande efficace, construite autour de la volonté de se venger et de se protéger d’un ennemi imaginaire. Ces tueurs étaient convaincus de la légitimité de leur acte, même s’ils restaient conscients de son inhumanité. Beaucoup d’entre eux sont devenus fous.
Or les exécuteurs pouvaient décliner leur terrible mission, nous dit le sociologue Philippe Breton, qui a étudié de près les motivations des tueurs. Leurs officiers les ont rarement sanctionnés, ils préféraient leur proposer une autre tâche ou les expédier au front.
Ces “refusants”, comme les appelle Philippe Breton, n’étaient pas pour autant des résistants. Très discrets sur leurs motivations, ils se sont abstenus de tuer des civils et ont accepté de passer pour des lâches. Steven Spielberg a consacré en 1993 un film à l’un des ces refusants, Oscar Schindler. Pourtant le personnage central de « La liste de Schindler » n’était pas tout à fait le héros décrit par Hollywood. L’industriel ne voulait pas laisser mourir les détenus employés dans son usine, mais ne s’opposait pas frontalement au régime nazi. Il n’a jamais confié ses véritables motivations.
“Les refusants” s’intéresse aussi au génocide rwandais, et aux tueurs qui ont sévi lors des guerres du Viêt-Nam et d’Algérie.
| Ecouter la chronique de Corinne Fugler (1'54") | |
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