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Marie-Odile Monchicourt |
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Pour éviter les marées noires.
Marie-Odile Monchicourt - 9 mars 2010
Sauvons les côtes !
C’est pour ne plus revoir des épisodes aussi noirs que celui de l’Erika en décembre 1999 que la société française JLMD a développé une nouvelle technologie de prévention des pollutions maritimes : le Fast Oil Recovery System (FOR System). Le FOR System est un circuit embarqué, c’est-à-dire installé en permanence à bord des navires, sur lequel les sauveteurs se branchent pour récupérer rapidement les produits polluants contenus dans les cuves ou réservoirs.
| Ecouter Gilles Longuève, DG de la société JMLD (4'52") | |
Archimède, du fond de sa baignoire, doit se frotter les mains ! En effet, le principe du FOR System se base sur celui de la fameuse poussée : deux tuyaux sont branchés au circuit ; de l’eau est injectée dans le premier tandis que le pétrole, plus léger que l’eau (1 litre d’eau de mer pèse 1,026 kg tandis qu’un litre de pétrole pèse 0,800 kg) va être propulsé vers le haut via le second, et peut donc être récupéré. Voir le principe en vidéo !
Ce procédé offre de nombreux avantages :
C’est le premier qui permet de prendre le problème à la source, en limitant la quantité de polluants déversés en mer en cas d’accident (auparavant, l’objectif était avant tout de limiter au maximum l’étendue de la marée noire)
Système très sécuritaire, car tout navire qui en est équipé l’est en permanence
Système beaucoup plus rapide, car il n’y a plus d’obligation de percer la coque pour récupérer les produits polluants (55% de gain de temps estimé par rapport aux opérations de sauvetage de l’Erika)
Système qui permet une récupération intégrale des produits polluants contenus dans le navire
Système beaucoup moins cher ! (près de 20 millions d’euros économisés par rapport aux opérations de l’Erika !)
Une installation rapide (1h30 par cuve environ) et peu coûteuse (50 000 euros) pour un système dont les navires devraient aujourd’hui être tous équipés, pour une meilleure sauvegarde environnementale des mers, océans et littoraux. C’est loin d’être le cas, seuls 35 sur les 20 000 navires en circulation en sont pour l’instant équipés, mais c’est un projet aujourd’hui soutenu par de nombreux acteurs de l’industrie maritime et notamment des ONGs comme "La fondation Albert de Monaco" ou encore "Mor Glaz".
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