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Conseils en cas de canicule
Jean-François Lemoine - 18 août 2009
En cas de canicule, il faut d’abord, dans notre entourage, penser aux personnes âgées - en 2003, 9 personnes décédées sur 10, étaient âgées de plus de 65 ans - mais aussi aux jeunes enfants et aux malades chroniques, en particulier ceux ne pouvant s’habiller ou de laver seuls.
Une canicule devient dangereuse lorsqu’elle dure et surtout si la température reste élevée pendant la nuit..
| La chronique de Jean-François Lemoine (1'58") | |
Les principaux conseils sont théoriquement bien connus :
Il faut apprendre à se dévêtir, à se protéger du soleil, à ventiler la maison pour ceux qui n’ont pas la possibilité d’utiliser l’air conditionné. Et surtout, boire ; boire deux litres au minimum chaque jour, si l’alimentation reste normale. Si l’appétit diminue, il faut augmenter les boissons. Cela peut paraître une évidence, mais la sensation de soif est une sensation trop tardive, qui se détériore en vieillissant. Le ressenti de la chaleur est en effet différent chez la personne âgé. Chez un sujet jeune, une augmentation de un demi degré de la température de la peau suffit à déclencher des réflexes de protection contre la chaleur. Chez la personne âgée ces mécanismes ne se déclenchent qu’après une élévation de 3 à 5° de cette température, d’où sa fragilité, face à la chaleur
La canicule de 2003 nous a appris à mieux gérer les médicaments. Si vous ne voyez pas votre médecin régulièrement, n’hésitez pas à lui demander conseil sur ce sujet.
En particulier, si vous prenez un diurétique, ces médicaments que l’on donne presque toujours aux gens qui ont une tension élevée. Votre médecin diminuera les doses, le principe de ce produit étant d’augmenter la quantité des urines, en cas de déshydratation, leur utilisation peut se révéler dangereuse.
Il faut aussi se méfier des médicaments en vente sans ordonnance qui peuvent cacher les mêmes effets délétères.
Enfin pour tous les autres médicaments il faut regarder sur les boites les mentions qui demandent parfois de les conserver entre +2 et +8°C dans un réfrigérateur et de les utiliser assez rapidement une fois sortis de celui-ci. Au moindre doute, en particulier sur les conditions de vie, l’hospitalisation s’impose. D’après le ministère de la santé, le taux d’ouverture de lits hospitaliers permettra de répondre aux besoins : il est de 87% en août. Car attention, rappelle le Plan canicule, un coup de chaleur, c’est une urgence médicale !
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