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Jean-Christophe Martin |
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Le 9-3 dans le piège des emprunts toxiques, le Canard et l’Ecureuil, DSK dans de beaux draps
Jean-Christophe Martin - 20 octobre 2008
6H20 : D’abord dans la presse une plongée dans les effets de la crise financière, pas du côté de Wall Street, mais beaucoup plus près et beaucoup plus concrètement...
| 6H20 : La Seine-Saint-Denis dans les emprunts toxiques, les soucis de l’Ecureuil, DSK dans de beaux draps (4'09") | |
La Seine-Saint-Denis prise au piège des emprunts toxiques : les Echos racontent le casse-tête du département. Arrivé en mars dernier à la tête du conseil général, le socialiste Claude Bartolone explique dans les Echos qu’il a découvert une dette composée à presque 100 pour cent d’emprunts toxiques... Il dénonce l’attitude des banques, le laissez-faire des pouvoirs publics et l’inconscience de certains élus, il charge au passage son prédécesseur communiste Hervé Bramy pour avoir systématisé le recours à des produits financiers sophistiqués.
Deux chiffres qui vont résonner douleureusement aux oreilles des élus et des contribuables : l’encourt de la dette de la Seine-Saint-Denis s’élève à 864 millions d’euros, selon Claude Bartolone cité dans les Echos, l’annuité de remboursement peut passer d’un seul coup de 40 à 80 millions d’euros.
Les contribuables du 9-3 qui ont d’autres soucis seront contents d’apprendre qu’ils ont des prêts indexés sur le yen, le dollar et même sur le taux d’inflation américain. Comme la Seine-Saint-Denis, d’autres départements se sont laissés séduire par les offres des banquiers : des offres alléchantes, mais qui risquent de se payer très cher en pleine crise financière. Pour l’ancien président communiste du 9-3, Hervé Bramy, les budgets ont été votés normalement et personne n’avait conscience des risques. Quant à Claude Bartolone, il est furieux, il estime que les élus ont légué à leurs successeurs un risque au moins équivalent à celui des subprimes.
Egalement dans la presse, les gros soucis de l’Ecureuil...
Les têtes tombent aux Caisses d’Epargne : c’est la une de la Tribune qui raconte comme toute la presse ce matin le week-end de tractations qui a fini par coûter leur poste hier soir au patron des Caisses d’Epargne Charles Milhaud et à deux de ses adjoints. Avant d’en arriver là, ça a chauffé dur au siège de la Caisse d’Epargne hier écrit Libération, le Figaro raconte lui aussi cette révolution de palais dans un climat d’extrême tension.
Affaire sensible, sanction spectaculaire : les Caisses d’Epargne, écrit Patrice Chabanet dans le Journal de la Haute Marne, sont depuis longtemps le symbole d’une économie populaire dans laquelle un euro est un euro, tout le contraire de la spéculation en salle de marché où les règles du casino ont remplacé la saine gestion de l’économie réelle... Voilà pourquoi écrit encore le Journal de la Haute-Marne les trois principaux dirigeants de la Caisse d’Epargne ont démissionné. En ajoutant que personne n’est dupe : ils ont été débarqués par le Conseil de surveillance, ni fleurs ni couronnes pour une direction qui sans sourire avait ramené une perte de 600 millions d’euros à un simple incident boursier.
Ils ont été débarqués : pour les Dernières Nouvelles d’Alsace, de façon plus imagée, comme ces traîtres démasqués auxquels on ne laisse le choix que d’en finir, ils se sont exécutés eux-mêmes à la nuit tombée en annonçant leur démission hier soir. Pour Jacques Camus dans la République du Centre, ces trois-là ont payé pour avoir laissé la Caisse d’Epargne, la "Micheline de l’épargne" s’égarer sur des voies de traverse, et c’est un tournant, ce que la République du Centre appelle la jurisprudence Sarkozy, une condamnation pour l’exemple sous pression politique.
L’autre grand titre dans la presse, c’est l’affaire DSK...
Une aventure sentimentale comme dit le Figaro qui fragilise Dominique Strauss-Kahn à la tête du FMI, et voilà comme dit cette fois Libération DSK dans de beaux draps... On hésite encore écrit Didier Pourquery à qualifier cette affaire qu’en France on range si vite dans la case "vie privée", est-ce une affaire ridicule ou tragiquement sordide ? Surtout, pour Libération, en pleine crise, l’affaire DSK pourrait à la fois gêner Sarkozy et nuire au retour du ténor du PS sur la scène nationale. L’essentiel ce matin pour Hubert Coudurier dans le Télégramme de Brest, c’est qu’en reconnaissant d’emblée son infidélité, Dominique Strauss-Kahn a évidemment fait le bon choix, et si l’enquête en cours au FMI fini par le blanchir de l’accusation de favoritisme, il pourra se maintenir à son poste.
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7H21 : DSK dans de beaux draps, le Canard et l’Ecureuil
| 7H21 : DSK dans de beaux draps, la fable du Canard et de l’Ecureuil (2'56") | |
Le mot du jour dans la presse... un incident...
Un incident, donc ça doit être quelque chose de moins grave qu’un accident : c’est d’abord l’incident de l’affaire DSK, le Figaro évoque à la une cette aventure sentimentale qui fragilise DSK, du côté de Libération, DSK dans de beaux draps, titre joliment et un peu cruellement Libération, puisque rappelle Libé le directeur du FMI fait l’objet d’une enquête interne pour un soupçon de favoritisme lié à une affaire intime, ce que DSK a appelé lui-même un incident dans sa vie privée, ah qu’en termes galants ces choses-là sont mises, écrivait Molière... Il y a une dame qui doit être contente de savoir aujourd’hui qu’elle a été un incident...
Quoi qu’il en soit, pour Libération, l’avenir de DSK est suspendu à un jupon... Tout ça rappelle Hubert Coudurier dans le Télégramme parce que les Russes, qui ne voulaient pas de DSK à la tête du FMI, sont plus ou moins soupçonnés d’avoir divulgué l’affaire en se servant d’une affaire de jupon pour un sordide règlement de comptes, quel manque de galanterie...
Pour Denis Daumin dans la Nouvelle République du Centre-Ouest, voici donc DSK, le patron de l’atelier où se régulaient ingénieusement ces jours derniers les spasmes de l’économie mondiale, emberlificoté dans un vaudeville indigne de son talent. Toute cette agitation, chacun l’espère, n’apparaîtra bientôt plus, écrit la Nouvelle République, que pour ce qu’elle était : une mauvaise passe, ah qu’en termes pas très élégants pour le coup ces choses-là sont dites...
L’autre affaire du jour, encore un incident...
C’est la suite du fameux "incident boursier" qui a coûté 600 millions d’euros à la Caisse d’Epargne, 600 millions un incident, ça fait quand même quelques noisettes, mais bon un simple incident avait dit sans sourire la direction démissionnaire s’indigne le Journal de la Haute Marne, un incident à 600 millions, là aussi qu’en termes élégants etc... bref pour Libération, décidément très inspiré ce matin, "l’Ecureuil est marron" après cette affaire qui a donc fini par amener les trois principaux dirigeants des Caisses d’Epargne a annoncé hier soir leur démission...
Pour Olivier Picard, dans les Dernières Nouvelles d’Alsace, personne ne pleurera les " trois démissionnaires " de la Caisse d’Epargne. Ils ont continué à jouer quand le casino fou des marchés les forçait à prendre tous les risques. Ils ont perdu. Ils paient. Normal. Comment les Français auraient-ils pu pardonner aux maîtres de l’Ecureuil d’avoir dilapidé ses précieuses noisettes au seuil d’un long hiver économique...
Son confrère de Mulhouse, Patrick Fluckiger, dans l’Alsace, nous rappelle lui la fable du Canard et de l’Ecureuil, c’est le Canard Enchaîné rappelle l’Alsace qui a révélé il y a quelques semaines que l’Ecureuil jouait inconsidérément avec ses noisettes, qui sont celles des petits épargnants. La direction des Caisses d’Epargne, aujourd’hui démissionnaire, avait dénoncé une campagne de dénigrement systématique. Ben voyons, des directeurs qui auraient mieux fait conclut l’Alsace de lire attentivement l’article du Canard qui révélait comment les traders des Caisses d’Epargne faisaient comme les autres en jouant à qui perd-gagne... La fable du Canard et de l’Ecureuil, ce n’est plus Molière, c’est La Fontaine qui pourrait s’inspirer de la presse de ce matin...
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8H25 : Dans la presse, les échos de la campagne présidentielle américaine...
| 8H25 : Les échos de la présidentielle US, DSK et les jupons, l’Ecureuil et la "jurisprudence" Sarkozy (3'05") | |
Et un peu de légéreté, avec Libération, qui raconte ce matin les bons mots de la présidentielle américaine : cette allusion par exemple à l’âge de McCain, sa femme s’est foulé le poignet, ça c’est vrai, traduction du côté des humoristes, rien de sérieux, elle s’est probablement blessée en coupant la viande de John McCain en tout petits morceaux... ou encore, il paraît que McCain est parti à l’assaut des électeurs indépendants, il cherche sûrement ceux qui peuvent encore aller aux toilettes sans se faire aider. Ou encore celle-là, Sarah Palin et John McCain font un parfait duo, Palin est antiavortement et lui, il s’accroche à la vie.
Quant à Barack Obama il a droit à celle-là, il participait à une soirée de donateurs parrainée par Barbra Streisand, recette de la soirée, 9 millions de dollars, énorme, et même historique : on n’avait jamais vu avant un Noir assister à un concert de Barbra Streisand... Voilà, entre l’âge du capitaine et la couleur de la peau, les blagues de campagne qui circulent dans les rues américaines, c’est dans Libération.
Et puis toujours dans les petites nouvelles de la campagne présidentielle américaine dans la presse, dans le Figaro, un sondage enfin sérieux, le sondage par la gourmandise, les Américains votent avec leurs papilles...Une marque de pâtisserie américaine par correspondance a fait ses comptes... Ses petits gâteaux Obama, nappés de bleu, couleur démocrate, se vendent beaucoup mieux que les petits gâteaux McCain, nappés de rouge, couleur républicaine... Faut-il y voir un présage, il s’est déjà vendu plus de 5500 gâteaux Obama, contre seulement 2500 gâteaux McCain...
Voilà pour ce petit tour aux Etats-Unis par le petit bout de la lorgnette, pour une fois, mais les deux gros titres ce matin dans la presse c’est l’affaire DSK et l’affaire de l’Ecureuil...
Autrement dit pour résumer, un jupon et des noisettes... sans rapport évidemment... Pour Libération, l’avenir de DSK est suspendu à un jupon... DSK dans de beaux draps, c’est la une de Libé... Pour le Figaro, c’est une aventure sentimentale qui fragilise Dominique Strauss-Kahn à la tête du FMI...
Du côté de l’Ecureuil, après les pertes de 600 millions d’euros, les têtes tombent, c’est la une de la Tribune, ça a chauffé dur ce week-end raconte Libération pour en arriver à l’annonce de la démission du président et de ses deux principaux directeurs, mais pour personne n’est dupe, pour le Journal de la Haute-Marne leur éviction de la direction de la Caisse d’Epargne est un message fort envoyé par le gouvernement à la communauté financière. Plus question d’accepter le moindre dérapage au moment où est mis en place un fonds de garantie imposant pour soutenir les banques en difficulté.
C’est ce que Jacques Camus dans la République du Centre, considère comme la jurisprudence Sarkozy, une condamnation pour l’exemple sous pression politique... C’est toute la crédibilité du discours du chef de l’État qui aurait pâti d’une sorte de " responsable mais pas coupable " dont on a connu, en d’autres temps, les désastreux effets. Voilà pourquoi pour la République du centre, Charles Milhaud, le patron démissionnaire de l’Ecureuil, était promis à un sort auquel avait réussi à échapper en début d’année, Daniel Bouton, le président de la Société Générale, après une autre affaire d’argent volatilisé par les traders, l’affaire Kerviel.
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9H23 : La Presse à la Une, en direct avec Jeune Afrique
| 9H23 : En direct avec Jeune Afrique (4'12") | |
Avec François Soudan, le directeur de la rédaction de Jeune Afrique, qui se revendique comme l’hebdomadaire de référence du continent africain, l’hebdo qui paraît le lundi est distribué dans plus de 80 pays... Cette semaine, un numéro double, et un spécial Etats-Unis, pour la première fois, un noir est en passe d’accéder à la Maison Blanche, alors cette question dans Jeune Afrique : quelles conséquences pour l’Afrique et le monde arabe ? Evidemment, Jeune Afrique vote Barack Obama...
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